• Une ère du Bien commun : Comment mettre en place une démarche RSE ? Une ère du Bien commun : Comment mettre en place une démarche RSE ?
    RSE
    RSE
    440 Vues
    17/05/2018
    LBOU

    Tout d’abord, qu’est-ce que la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) ?

     

     

    Le terme de « Responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises » est apparue pour la première fois en 1953 dans l’ouvrage de Bowen, un pasteur protestant, « Responsibility of the business man ».

     

     

    La RSE est la contribution de l’entreprise au Développement Durable, autrement dit, sa volonté d’agir de manière responsable sur les volets économique, social et environnemental, en y intégrant toutes ses parties prenantes, et d’en rendre compte.

     

     

    Rappelons-le, le Développement Durable répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

     

     

    Quels sont les intérêts pour une entreprise de mettre en place une démarche RSE ?

     

     

    Les entreprises sont souvent frileuses face à la mise en place de cette démarche notamment devant le temps à y consacrer. Pourtant les avantages d’une politique RSE sont multiples !

     

     

    En voici quelques-uns :

     

     

    1) Une image valorisée

     

     

     

    L’entreprise pourra jouir d’une réputation auprès de ses parties prenantes.

     

     

     

    2) Un avantage concurrentiel

     

     

     

    La RSE devient un critère important pour remporter des appels d’offres aussi bien publics que privés, répondre aux attentes des clients et ainsi développer sa marque commerciale.

     

     

     

    3) Un levier pour attirer les nouveaux talents

     

     

     

    L’éthique de l’entreprise et le bien-être au travail sont devenus des critères différenciant dans le choix du nouvel employeur, notamment pour la nouvelle génération fraichement sortie du système scolaire qui se montre très exigeante à ce sujet. La diversité, l’accès à l’emploi aux jeunes et aux seniors, l’égalité homme femme, la gestion des carrières et le sentiment d’appartenance prennent une place de plus en plus importante et contribuent au développement de la marque employeur.

    Une des nouvelles forces du développement des RH se construira donc dans la voie de la RSE, car elle permet de donner une dimension humaine à la culture d’entreprise.

     

     

     

    4) Un levier pour fidéliser les collaborateurs

     

     

     

     

    Le bien-être en entreprise et la Qualité de Vie au Travail (QVT) participent également à la motivation de ses salariés et à l’accroissement d’appartenance à l’entreprise.

     

     

     

    Pour résumer, l’ensemble de ces bénéfices font de la démarche RSE un axe stratégique indéniable pour l’entreprise. Elle permet de développer des partenariats gagnants-gagnants avec les parties prenantes. D’autant plus que les réglementations imposent la mise en place d’une politique RSE aux grands groupes et tendent à se généraliser vers les PME dans les mois et années à venir.

     

     

     

    Alors pourquoi ne pas anticiper ?

     

     

     

    Après tout, la responsabilité sociétale est une démarche de progrès qui s’inscrit dans une recherche de performance globale pour l’organisation.

     

     

     

    Ce sont pour toutes ces raisons qu’ALTHEA, fort de ses 10 années d’existence durant lesquelles le cabinet s’est développé autour de vraies valeurs RSE, a fait le choix de formaliser la démarche et se lancer dans l’aventure en 2017 !

     

     

     

    En effet, avec une volonté de la Direction Générale et un investissement mesuré de l’ensemble des collaborateurs, le souhait de se développer dans une démarche RSE chez ALTHEA est fort. Alors que cette dernière s’engage parfaitement dans nos valeurs, nous avons le désir de faire évoluer nos relations vers des axes différents. Partenariats associatifs, télétravail, digital, intégration pour tous deviennent ainsi des mots d’ordres dans notre nouvelle manière d’appréhender la communauté ALTHEA.

     

     

     

    Quelles sont les étapes à suivre ?

     

     

     

     Tout d’abord, il est important de souligner qu’une démarche RSE est unique et propre à chaque entreprise.

     

     



    En effet, la norme ISO 26000, élaborée par consensus en 2010, grâce à la collaboration de plus de 90 pays, pose les bases et permet de partir d’un référentiel commun en se référant aux 7 piliers de la norme.

     

     

     

     

     

    Mais il appartient ensuite à chaque entreprise d’identifier quelles sont ses priorités et quels sont les leviers à actionner afin de définir un plan d’action cohérent avec son domaine d’activité, ses moyens, les attentes de ses parties prenantes…

     

     

     

    Par exemple, le plan d’action sur le volet environnemental sera totalement différent que l’on soit dans une entreprise du domaine de l’industrie aéronautique (nouveaux enjeux autour de la pollution et des énergies renouvelables) ou du domaine du service, tel que le cabinet ALTHEA. Les actions d’ALTHEA dans ce domaine seront d’ailleurs majoritairement concentrées sur le recyclage et le non-gaspillage des ressources telles que le papier ou le plastique.

     

     

     

    En outre, que la démarche RSE soit amorcée par un salarié ou un administrateur, c’est la motivation et le soutien de la Direction Générale qui garantira le succès du projet.

     

     

    Voici les étapes clés :

     

     

    1 – Désigner le chef de projet 

     

     

    Pour débuter il est primordial de nommer un responsable RSE. Idéalement une personne motivée et militante sur le sujet qui saura porter les messages auprès des parties prenantes et faire adhérer les salariés à la démarche. L’équipe communication sera également un atout indispensable au projet.

     

     

     

    2 – Réaliser un audit :

     

     

    Cet audit se déroulera en 4 temps :

     

     

    A) Diagnostic externe

     

     

    Réalisez un benchmark des pratiques dans des entreprises similaires à la vôtre (domaine d’activité et taille d’entreprise). Rien ne sert de réinventer la poudre ! Vous pourrez ainsi vous inspirer des bonnes pratiques ayant fait leurs preuves.

     

     

     

    B) Etat des lieux et pré diagnostic

     

     

     

    Recenser toutes les actions déjà mises en place dans votre entreprise qui n’étaient pas explicitement qualifiées comme étant des pratiques RSE mais qui contribuent au Développement Durable.

     

     

     

    En ce sens, ALTHEA a su prouver qu’elle a mis l’humain au centre de ses préoccupations à travers la valorisation de sa clientèle ou de ses consultants et a notamment été récompensée cette année par le label « Happy AT WORK France 2017 ».

     

     

     

    Vous pouvez ensuite réaliser, par exemple, le pré diagnostic gratuit sur le site de l’AFNOR « e-engagé RSE », questionnaire de 20 questions couvrant tous les sujets de la norme, afin d’obtenir rapidement une première mesure de votre performance RSE et apporter de la crédibilité à votre communication.

     

     

     

    C) Analyse des parties prenantes

     

     

     

    Identifier les parties prenantes qui seront concernées et dont les intérêts seront affectés par la démarche ainsi que leurs attentes afin de pouvoir définir les enjeux et les priorités.

     

     

     

    D) Audit interne

     

     

     

    Vous pouvez interroger les collaborateurs afin de connaître leur avis et leur sensibilité sur le sujet. Cela vous permettra d’une part de mesurer l’intérêt pour le projet et d’autre part de commencer à communiquer sur sa mise en place. Vous pouvez réaliser cet audit sous la forme d’un questionnaire, accompagné d’entretiens (avec des collaborateurs, managers, associés, dirigeant) pour un audit complet.

     

     

     

     

    L’audit interne réalisé chez ALTHEA a mis en avant l’intérêt certain des collaborateurs sur le comportement responsable de leur cabinet et ainsi, pour la grande majorité, la volonté qu’une démarche RSE soit initiée dès cette année.

     

     

     

     

    3 – Définir le plan d’actions :  

     

     

     

     

    Une fois les résultats de l’audit analysés, vous êtes en mesure de définir les pratiques RSE, cohérentes avec la stratégie de votre entreprise et qui répondent aux attentes de vos parties prenantes. N’oubliez pas également d’étudier les 7 piliers de la norme ISO 26000 afin de veiller à ce que les actions identifiées répondent aux objectifs de ces derniers. Par ailleurs, vous devrez définir des indicateurs de suivi pour chaque objectif afin de mesurer la réussite de la mise en place de votre démarche et réaliser en fin d’année un bilan RSE annuel. Veillez enfin à ce que votre plan d’actions soit réaliste quit à planifier des actions pour l’année suivante.

     

     

     

    4 – Mise en place des recommandations en actions

     

     

     

    Après la phase d'écoute et d'identification des enjeux RSE, il est maintenant temps de passer à l’action ! Cette phase inclue généralement la formation des collaborateurs à la RSE afin de l’intégrer au cœur de la stratégie globale de l'organisation.

     

     

     

    5 – Communication interne et externe

     

     

     

     

    S’en suit ensuite une phase de communication auprès de toutes les parties prenantes sur les nouveaux engagements et la performance RSE de l’organisation à travers les valeurs affichées ainsi que la valorisation des bonnes pratiques.

     

     

     

     

    6 – Suivi des actions et évaluation

     

     

     

     

    Enfin, pour que votre démarche RSE soit crédible et rentre dans une démarche d’amélioration continue, il est nécessaire d’évaluer les actions mises en place. Vous pouvez soit décider de réaliser une auto évaluation, soit de passer par un organisme tiers et d’entamer dans la continuité une démarche de labellisation auprès d’organismes certifiés afin de respecter au mieux et rendre opérationnelle la norme ISO 26000. Par ailleurs, outre le fait de pouvoir bénéficier de l’avis impartial et de conseils d’experts, la labellisation RSE offre également le privilège d’intégrer un réseau et de pouvoir échanger sur les bonnes pratiques dans le but de grandir pas à pas dans cette longue quête de sens du « bien commun ».

     

     

     

     

    Vous l’aurez bien compris, la RSE est donc un facteur de performance globale qui doit avant tout éclairer un projet d’entreprise et répondre à une quête de sens. Pour reprendre les mots de Jacques Attali, économiste, « l’altruisme ne serait-il pas une forme intelligente d’égoïsme ? ». A l’heure où les modèles d’entreprise sont en constante mouvance, ces enjeux de sens sont déterminants.

     

     

     

    Et vous ? Qu’en est-il de votre entreprise ?  

     

     

     

RSE