• Reverse Factoring : les clés d’une mise en œuvre réussie ! Reverse Factoring : les clés d’une mise en œuvre réussie !
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    30/09/2016
    AGUI & VMON

    Les dernières Assises des délais de paiement, qui se sont déroulées le 8 juin 2016 à Bercy, ont souligné une "tendance de fond préoccupante" au sujet des retards de paiement des fournisseurs. En effet, selon une étude du cabinet Altarès, ces retards se sont élevés, au 1er trimestre 2016, à 12,6 jours contre 13,6 jours en 2015. Certaines entreprises donneuses d’ordres ont cependant décidé de se saisir du problème, via la mise en place de programme de Reverse Factoring avec une partie de leurs fournisseurs.

     

     

    Sujet d’actualité à la fois :

     

    • Réglementaire : il s’inscrit dans le contexte de loi de modernisation de l’économie (LME) qui depuis 2008 oblige les entreprises à régler leurs fournisseurs dans un délai maximum de 60 jours et contrôlé par les Commissaires aux Comptes depuis juin 2016,

     

    • et Business : le ReverseFactoring s’impose progressivement comme une solution de financement à court terme innovante et aux avantages multiples.

     

     

     

     

    Reverse Factoring : de quoi parle-t-on ?

     

     

    Le Reverse Factoring ou Affacturage Inversé, est tout d’abord apparu en France dans les années 80, notamment dans les secteurs de la grande distribution et de l’industrie automobile. Tout comme dans une opération d’affacturage « classique », le fournisseur a la possibilité d’obtenir le paiement de ses factures avant l’échéance contractuelle par l’intermédiaire d’un « factor ». Maintenant, avec le Reverse Factoring, les rôles sont ici inversés, l’entreprise cliente étant à l’origine de ce financement en proposant à ses fournisseurs la solution d’affacturage en leur faisant bénéficier d’un accès au financement à des taux plus compétitifs : 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les avantages du Reverse Factoring

     

     

    Si le Reverse Factoring rencontre aujourd’hui un certain succès, c’est qu’il présente de nombreux avantages, à la fois pour le fournisseur et pour l’entreprise donneuse d’ordre. Comme nous avons pu le constater auprès de nos clients ayant fait le choix d’un tel mode de financement :

     

     

    Finance : le fournisseur sécurise son délai de paiement, en obtenant la garantie d’être payé suite à la livraison de la marchandise et surtout accède à des nouvelles sources de financement de son activité. De plus, la diminution des créances clients concoure à l’amélioration de son BFR. Côté client la suppression des paiements anticipés et l’alignement des conditions de règlement contribuent à l’amélioration de son BFR, tout garantissant le respect de la loi LME.

     

     

    Fraude : un transfert du risque auprès du factor qui prend en charge la gestion du RIB fournisseur et réduit le risque de fraude.

     

     

    Relation commerciale & approvisionnement : l’entreprise cliente pérennise sa relation avec ses fournisseurs stratégiques, garantissant par ce biais un approvisionnement régulier. La qualité des échanges s’en trouve, dès lors, renforcée. Les négociations peuvent se concentrer sur les biens et services produits ou les délais de livraison, la question du délai de règlement étant entérinée. De surcroît, les retombées médiatiques sont également positives.

     

     

    Purchase to Pay (P2P) : le Reverse Factoring est un véritable levier d’optimisation du processus P2P de l’entreprise, notamment grâce à la mise en tension de la chaîne de validation ou l’amélioration de la facturation de ses fournisseurs

     

     

     

     

     

     

     

     

    Reverse Factoring, les facteurs clés de succès : retour d’expérience d'Althéa !

     

     

    La mise en place d’un programme de Reverse Factoring relève néanmoins d’un véritable projet d’entreprise. Quels sont donc les principaux facteurs qui concourent au succès de la mise en place d’un tel programme ? Suite aux retours d’expérience d'Althéa, nous avons identifié les leviers suivants :

     

     

     

    Gouvernance :

     

     

    C’est un projet (en plus des activités courantes) qui nécessite de mobiliser beaucoup d’acteurs au sein de l’entreprise : juridique, achats, finance, trésorerie et DSI. Par conséquent, un seul mot d’ordre : « transversalité ». L’animation est généralement réalisée par la direction trésorerie avec pour objectif de fédérer tous ces acteurs.

     

    Dans cette gouvernance, un co-sponsorship fort est obligatoire : celui de la Direction des Achats et de la Direction Financière afin de pouvoir embarquer les acteurs opérationnels.

     

     

     

     

    Sélection des fournisseurs :

     

     

    La bonne pratique est de réaliser un « pilote », c’est-à-dire de commencer avec un panel réduit de fournisseurs avant de proposer ce financement innovant à un panel plus large de fournisseurs. La sélection se fait conjointement avec le factor, la direction des achats et la direction de la trésorerie. Bien entendu, les fournisseurs ne sont pas dans l’obligation d’accepter cette démarche et de proposer une contrepartie financière au donneur d’ordre.

     

    La démarche d’embarquement des fournisseurs est réalisée par les équipes commerciales du factor qui assurent également toute la phase de contractualisation avec ceux-ci.

     

     

     

    Direction des Systèmes d’Information :

     

     

    Dans l’écosystème SI, un nouvel partenaire externe (le factor) est à inclure. Pour ce type de sujet, les points d’attention sont :

     

    • Les référentiels à partager (fournisseurs, factures, bons de commande…).

     

    • La recette métier de bout en bout à planifier. Elle doit inclure les équipes du donneur d’ordre (achats, trésorerie, opérationnels, comptabilité…), le factor voire un ou deux fournisseurs qui ont adhérés à ce programme.

     

    • La robustesse et les délais de réponse des échanges de données entre le SI du factor et du donneur d’ordre. Le but est d’anticiper la volumétrie croissante des données suite à la montée en charge du programme de reverse factoring.

     

     

     

     

    Accompagnement à la mise en place :

     

     

    Le donneur d’ordre doit se faire accompagner, à minima, sur la partie juridique et notamment sur les aspects contractuels pour gérer la complexité de produits non connus en interne.

     

    Suivant la disponibilité relative de l’équipe (notamment du chef de projet), un appui externe est nécessaire pour assurer le suivi et la réussite des différents chantiers du projet ainsi que du passage en mode RUN.

     

    En conclusion, au-delà du respect de la loi LME, le reverse factoring est un vrai levier de performance et d’optimisation de la relation clients / fournisseurs. Les premiers retours d’expérience à grande échelle permettent de confirmer la maturité et l’intérêt de ce système pour les organisations qui s’engagent dans ce type de projet.

     

     

     

     

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