• Retards de paiement, comment les réduire ? Retards de paiement, comment les réduire ?
    Finance
    Finance
    554 Vues
    12/04/2017
    PBAU & ABAS

     

     

    Grande nouvelle : les retards de paiement sont en recul !

    Après avoir atteint en 2015 leur maximum depuis 10 ans (13,6 jours de retards), ils passent désormais, en moyenne, sous la barre des 12 jours.

    Ces chiffres sont le résultat, d’une part de facteurs exogènes (politiques notamment) et d’autre part de l’utilisation de bonnes pratiques internes (digitalisation, optimisation de l’organisation) qu’Althéa a constatées chez ses clients et que nous allons partager avec vous ici.

     

     

     

     

    Un cadre juridique qui va dans le bon sens

     

     

     

    Preuve que le sujet est pris au sérieux par les Politiques (rappelons qu’il est à l’origine d’une faillite sur quatre chez les TPE), il fait l’objet de différentes actions et études, depuis 5 ans :

     

    Tout d’abord, la Loi de modernité de l’économie (LME) s’est penchée sur le sujet, avec une logique coercitive : de 375 000 €, la loi pour la transparence et la modernisation de la vie économique, dit « loi Sapin 2 » à porter le plafond des amendes à deux millions d'euros en cas de non-respect de la loi.

    Force est de constater que la fameuse « peur du gendarme » est toujours efficace dans l’hexagone !

    A cela s’est ajouté la politique du « name and shame » qui consiste à révéler l’identité des mauvais payeurs sur la place publique. Une mauvaise publicité qui n’incite pas, on le comprendra, à faire du business avec les mauvais payeurs.

    Enfin, et cela est nouveau, si jusqu’à présent l'état légiférait sur les sanctions, il s’intéresse également, désormais, aux mesures préventives. En nommant le médiateur des entreprises, à la tête d’un groupe d’étude comprenant une dizaine de dirigeants de grands groupes du CAC40, l’état a en effet décidé de prendre le problème à la source même du paiement : la facture.

    Dans son rapport, « 15 recommandations pour aller plus loin …Synthèse du groupe de travail « comment réduire les délais de paiement » V2 », le groupe de travail pose les bases d’une réflexion pour aboutir, si possible, à un modèle unique de facture. Sans chercher à imposer ce modèle, le but est, bien sûr « l’amélioration de la trésorerie » mais également de « redonner confiance aux entreprises et c’est indispensable pour investir, embaucher. »

     

     

     

    Mais des efforts à maintenir au sein même de l’entreprise

     

     

     

    Si la législation évolue dans le bon sens, force est de constater que, d’un point de vue du Client, comme d’un point de vue du Fournisseur, le process de paiement peut être amélioré en interne :

     

    Avoir une qualité de la donnée irréprochable

     

    Les entreprises l’oublient souvent, mais ce qui entre, en début de process, de mauvaise qualité…ressort, en fin de process, invariablement avec le même niveau de qualité.

     

    Il convient ainsi d’être particulièrement attentif aux données de contractualisation (depuis la prise de commande jusqu'à la facturation) : coordonnées du client, numéro de devis, numéro de commande, délais de paiement clairs et partagés, numéro de facture, lettrage comptable. Cela a le mérite, pour les deux parties contractualisantes, de savoir à un instant t, précisément où ils en sont dans le processus.

     

     

    Automatiser les activités chronophages

     

    A l’heure où nous traversons une économie dite « de crise », la culture du Cash est une notion cruciale. Pour les fournisseurs il faut encaisser le plus rapidement possible une prestation effectuée. Pour les clients il faut s’éviter des amendes et pénalités. Pour cela, les étapes automatisables doivent être industrialisées :

    • Côté fournisseur : émission et envoi des factures, vérification de la réception de celle-ci, relance client dans le bon timing, gestion du recouvrement ;
    • Côté client : réception de la marchandise, signature des bons de livraison, déclenchement du paiement.

     

     

    Faire appel au digital

     

    Dans le but d’optimiser sa chaine de valeur, se passer de la digitalisation apparaît de plus en plus inconcevable. Pour le fournisseur, cela concerne la captation de prospect et la prise de commande. Pour le client, cela concerne les plans d’approvisionnement. Pour les deux parties : cela concerne la dématérialisation de la facture. A l’heure ou le programme Chorus imposera à tout contractualisant avec l’Etat, d’émettre des factures dématérialisées, il semble évident que le secteur privé ne peut pas passer à côté de ces gains de productivité (rapprochement simplifié avec le contrat, envoi plus rapide, économies logistiques, sécurité améliorée)

     

     

    Mettre en place des points de contrôle dans la chaîne de valeur

     

    Enfin, le processus de paiement impliquant toute les entités de l’entreprise (avant-vente, commercial, finance, comptabilité), il convient de surveiller les passages entre ces départements.

    Nombre de factures restent bloquées (à l’émission côté fournisseur, ou au paiement côté client) entre deux services, sans que personne ne s’en préoccupe. De même, sous-estimer les erreurs d’envoi, et donc les NPAI (N’habite Pas à l’Adresse Indiqué) serait une grave erreur pour n’importe quel fournisseur.

     

    Les retards de paiements constituent donc un des fléaux que les nouvelles technologies peuvent immédiatement réduire.

    Que ce soit dans l’automatisation des contrôles (ex : format des RIB, 3 ways matching) ou dans le processus d’encaissement même (ex : envoi/réception de facture dématérialisée, comptabilisation automatique), des gains de productivité et d’efficacité sont à la portée de tous.

    Les améliorations à fournir nécessitent parfois peu d’effort pour un impact direct et immédiat sur la santé financière de l’entreprise. Ce serait dommage de passer à côté !

     

     

     

    Si cette thématique vous intéresse, découvrez aussi : 

     

     

    Des nouveaux moyens de paiement aux nouveaux usages de moyens de paiement existants !

     

     

    Order to cash, une vision differenciante du retour de cash

     

Finance Dématérialisation DAF Recouvrement O2C Cash Délais de paiement Médiateur Contrôle interne