• Les relations de la Fintech avec les banques : de la concurrence frontale au mariage de raison ! Les relations de la Fintech avec les banques : de la concurrence frontale au mariage de raison !
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    16/07/2018
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    Fintech Disruption : Quand les Fintech font trembler les superstars de la finance traditionnelle

     

     

     

    Le terme « Fintech » vient de la contraction entre « finance » et « technologie ». Il regroupe des start-ups innovantes utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour repenser la relation client et proposer des services bancaires et financiers novateurs. Ces entreprises dynamiques font émerger une nouvelle vision de l’activité financière au service du client.

     

     

     

    Habitués à un modèle centré autour du compte bancaire, produits proposés similaires ou équivalents d’une banque à une autre, prises de rendez-vous compliqués compte tenu des horaires d’agences, lourdeur administrative et parfois des conseillers sans réelle expertise, cette situation est en réel décalage et frustrante avec les consommateurs « slacher », connectés, nomade, à l’affut d’information.

     

     

     

    Ces dernières années, Althéa observe une montée en puissance des start-ups de la Fintech entrant sur le marché des services financiers, qui viennent littéralement disrupter ces schémas classiques. Les banques voient apparaitre sur leurs terres une concurrence redoutable.

     

     

     

    Il faut dire que ces start-ups révolutionnent l’industrie bancaire, en proposant aux clients des services de qualités à forte valeur ajoutée et une plus grande simplicité d’usage. Autrement dit ; les néobanques, les agrégateurs de comptes bancaires, les gestionnaires d’actifs, les robots-conseillers, les cagnottes en ligne, celles spécialisées dans les moyens de paiement … Ce qui inquiète les banques qui sentent que le vent tourne !

     

     

     

     

    De la concurrence à la coopération : Quand les banques ont compris que la collaboration avec les Fintech leur est bénéfique voire indispensable pour l’avenir

     

     

     

     

    Les banques françaises sont sans conteste bousculées par les start-ups. Néanmoins, plutôt que d’opposer les deux camps, les banques ont vite compris qu’elles ont tout à gagner en jouant la carte de la coopération avec ces nouvelles structures innovantes. En effet, compte tenu de leurs atouts et faiblesses respectives, les banques et les Fintech sont davantage complémentaires que concurrentielles.

     

     

     

     

    L’une se concentre sur l’expérience client en utilisant les informations des utilisateurs de manière pertinente, apportant son expertise digitale pour un meilleur service à la clientèle. La banque, quant à elle, s’appuie sur un réseau important, des relations institutionnelles, un ancrage sur le territoire, de solides infrastructures qui garantissent un rayonnement à grande échelle.

     

     

     

    Les chiffres le montrent, en France, les investissements dans la Fintech se multiplient. Selon le rapport du cabinet de conseil Accenture datant de 2016, ils ont augmenté de 750% entre 2014 et 2015, passant de 19 à 167 millions d’euros. *

     

     

     

    Au niveau mondial, ces investissements atteignent 22 milliards de dollars en 2015 dont 5 milliards ont été investis par les banques. *

     

     

     

    (*Source du rapport d’Accenture : https://www.accenture.com/fr-fr/company-news-release-fintech-investments)

     

     

     

    La cohabitation est bien actée, à tel point que les exemples menant à des opérations de partenariats voire de rachats, en France, abondent :

     

     

     

    Le Crédit Mutuel Arkéa

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Groupe BPCE

     

     

     

     

     

     

    Bon nombre d’autres exemples montrent que les rapprochements entre les banques et les Fintech ont littéralement explosés ses dernières années. Nous pouvons également citer en 2017 :

     

     

    • Le rachat du Compte Nickel (ouverture de compte simplifié et 100% connecté) par la BNP Paribas.
    • Le rachat de la néobanque Morning par la banque Edel (filiale du groupe E.Leclerc).
    • Le rachat de KissKissBankBanK & Co (plateforme de financement participatif) par la Banque Postale…

     

     

     

    Althéa remarque, qu’au-delà des acquisitions pures et dures de start-ups, nos banques françaises favorisent les prises de participations majoritaires. En effet, laisser la start-up fonctionner en autonomie, en utilisant son savoir-faire tout en gardant ses fondateurs au sein du capital de l’entreprise permet de conserver tout le potentiel de ses structures innovantes.

     

     

     

    Pour autant, ces opérations ne sont pas suffisantes, pour rattraper leur retard les banques investissent également massivement en R&D et incubateur afin d’impulser la créativité et l’innovation en interne.

     

     

     

     

    Copyright : quand les banques s’inspirent des Fintech pour mieux les imiter

     

     

     

    Quelques années après l’arrivée des Fintechs l’ensemble des acteurs bancaires s’est lancé dans des stratégies de transformation digitale. Entrer au capital, racheter des start-ups, bâtir des partenariats. L’époque de la méfiance est lointaine et les banques vont encore plus loin. Elles cherchent à impulser en interne chez leurs collaborateurs l’esprit Fintech, emprunter leurs méthodes, leur créativité et penser « expérience client ».

     

     

     

    Quoi de mieux que de mettre à disposition de ces start-ups des structures d’accueil communément appelées : les accélérateurs et incubateurs. Toutes les idées de demain à porter de main, développées en interne.

     

     

     

    Depuis quatre ans, avec l’ouverture du premier « Village by CA » à Paris du Crédit Agricole, le concept se multiplie partout en France. Le principe est d’accueillir des start-ups afin de les accompagner dans leur développement en leurs mettant à disposition des locaux, conseils et mises en relations. Cette implication aux côtés des start-ups est clairement un moyen pour le Crédit Agricole de booster sa propre digitalisation.

     

     

     

    A chacun son label, chez BNP Paribas la structure se nomme WAI pour « We Are Innovation » qui propose divers programmes d’accélération dont un volet dédié aux Fintech. Du côté de la Société Générale c’est « Le Plateau » situé aux Dunes, avec une démarche légèrement différente dans ses relations aux start-ups car l’espace est dédié aux start-ups externes mais aussi interne du groupe.

     

     

     

    La machine est lancée !

     

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