• Les 5 catégories de transformation digitale : quel acteur êtes-vous ? Les 5 catégories de transformation digitale : quel acteur êtes-vous ?
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    22/07/2015
    JTOL

    La transformation digitale est l’implication, autant que l’application, du digital dans chaque composant du quotidien de l’entreprise. M.Tartar et D.Fayton ont défini 5 catégories de transformation digitale dans les entreprises : les attentistes, les impressionnistes, les externaliseurs, les intégrateurs et les transformateurs.

     

     

    Les attentistes

     

     

    Il s’agit malheureusement et paradoxalement de la catégorie la plus étendue parmi les entreprises. Le digital reste pour eux un concept abstrait, davantage fruit d’une mode que d’une réelle nécessité. Du fait d’un décalage temporel plus ou moins marqué entre les habitudes des entreprises, et l’évolution des techniques digitales, les outils sont généralement mis en place assez tardivement, étant dans la plupart des cas les derniers des 5 profils à mettre en place les outils digitaux.

     

    Ces acteurs préfèrent généralement attendre que d’autres entreprises prennent les devants, pour s’assurer du bon fonctionnement et d’une bonne implication d’un outil dans la durée, quitte à les laisser prendre un avantage concurrentiel conséquent. La sécurité avant tout.

     

    Les nouvelles générations et les nouvelles méthodes de management, ainsi que l’économie de services inhérente au marché français, vont cependant amener peu à peu, la disparition de ces profils.

     

     Il faut toutefois remarquer que certains métiers ne peuvent pas être digitalisés.

     

     

     

    Les impressionnistes

     

     

    Il s’agit, en quelques sortes, des faussaires de la transformation digitale, pour qui l’image qu’ils renvoient est plus importante que le réel apport de nouveaux outils dans leur organisation.

     

    Par exemple, avoir dans son organisation un « Chief Digital Officer » pour qui la principale mission sera l’animation d’une page Facebook et d’un site web ne suffit pas à faire une politique digitale. De la même manière, les « Big Data Officer » ont vu leurs fonctions s’orienter vers une connotation plus orientée marketing, sans pour autant suivre une réelle évolution des compétences techniques.

     

    Cette utilisation monocanale de la technologie digitale peut servir de base à une politique de communication qui, elle, n’est pas sans intérêt. La différentiation qu’elle permet peut offrir un avantage sur le court terme, mais qui s’essoufflera vite sans une réelle stratégie pour la soutenir.

     

     

    Les externalisateurs

     

     

    Certains considèrent que le digital ne fait en aucun cas partie de leur métier.  A raison pourrions-nous dire.  Ils vont donc créer une filiale indépendante ou compter sur une entreprise qui gérera l’intégralité de la politique digitale pour eux.

     

    S’il s’agit, dans certains cas, d’une solution acceptable, elle ne peut rester que temporaire, telle une phase de transition, sous peine de perdre toute lisibilité pour les utilisateurs, pour les clients, ainsi que pour chaque acteur qui devra un moment où un autre se servir des outils digitaux.

     

    Effectivement, la culture digitale touche toutes les organisations. Les nouvelles offres de services et produits peuvent être réalisées dans de nouvelle structure car le mode d’organisation est différent ou que les acteurs souhaitent positionner une marque.

     

     

    Les intégrateurs

     

     

    Les intégrateurs ont une réflexion différente sur la transformation digitale. A leurs yeux, l’investissement remplace l’implication. Gagner du temps et de l’argent a parfois pour eux plus d’importance que le gain de compétences et de savoir-faire.

     

    La solution qui semble la plus adaptée à leur vision des choses est l’intégration d’une structure déjà existante (rachat, fusion, etc.). Les intégrateurs gagnent ainsi des avantages tels que la possibilité de distribuer des services et des produits au travers du digital sans en posséder le savoir-faire, ou l’acquisition de la formation et du savoir-faire méthodologique, qui peuvent être ensuite étendus au reste de l’entreprise et mis à disposition de l’ensemble des ressources déjà existantes.  

     

    Les intégrateurs se heurtent souvent à un choc culturel lors de l’intégration d’une structure existante. La philosophie du travail comme les méthodologies employées, diffèrent souvent entre les deux parties. L’accompagnement RH doit permettre aux équipes de s’acculturer et de trouver des synergies mutuelles.

     

     

    Les transformateurs

     

     

    Bon élève du digital, acteur ultime sur l’échelle de la transformation, c’est lui qui arrive à intégrer les cinq leviers de la transformation digitale (les produits et services, les technologies et l’innovation, le personnel, l’organisation et l’environnement) pour produire des biens et des services de façon optimal.

     

    A l’heure d’aujourd’hui, les meilleurs exemples de transformateurs sont ceux qui ont intensément participé à l’émergence du digital, tels que Google et Facebook, qui suivent en parallèle une politique « d’intégrateur », rachetant des sociétés spécialisés à un rythme extraordinaire, tel le rachat d’Oculus Rift par Facebook, et développant ainsi les possibilités que les prouesses technologique offrent à leurs marchés.

     

    Leur capacité à faire travailler ensemble des compétences très différentes (designers, concepteurs, marketeurs…) d’une manière parfaitement fluide grâce à la l’optimisation de leur structure. Le client n’est jamais perdu, l’entreprise étant d’une parfaite cohérence à ses yeux.

     

     

     

    La signification stratégique

     

     

    Ces cinq catégories correspondent à deux types de stratégies : l’offensive et la défensive. On s’écarte ici de la théorie de Tartar et Fayton, mais son application aux situations réelles rend l’analyse intéressante.

     

    L’offensive se caractérise par la volonté de changer, de prendre les devants. On y retrouvera ainsi les intégrateurs et les transformateurs, moteurs des avancés dans leurs secteurs. Les intégrateurs tendent plutôt vers une stratégie offensive d’adaptation, tandis les transformateurs pencheront plutôt pour l’innovation.

     

    La défensive est une stratégie de sécurité et de positions. Suivant les tendances du digital, les attentistes et les impressionnistes  préfèrent le retard aux risque de l’innovation. Les externalisteurs  ont une stratégie à mi-chemin entre la défensive et l’offensive. Tentant de prendre les avantages des deux stratégies, avec les inconvénients  listés précédemment.

     

     

     

    D’une catégorie à l’autre

     

     

    Les entreprises plus anciennes peuvent craindre de ne jamais être au niveau de celles qui sont nées au cœur de l’ère digitale. Est-ce impossible pour une entreprise qui a vécu la montée du numérique comme l’émergence d’une montagne à grimper, de rentrer dans la catégorie des transformateurs ?

     

    Les entreprises plus anciennes peuvent prendre plusieurs chemins. Elles peuvent commencer attentiste, puis intégrateur pour profiter du savoir-faire de l’entité intégrée pour devenir un réel transformateur. Une autre peut être faire partie des externalisateurs et maîtriser son sujet suffisamment brillamment pour être au même niveau que les transformateurs.

     

    Si nous les comparons aux startups de taille moyenne, il est important de noter que ces entreprises ont aussi des forces essentielles pour réussir ce virage : une organisation solide et expérimentée, une certaine stabilité dans les mouvements RH, une assise financière capable de soutenir l’investissement interne à moyen terme.

     

     

     

    Disparités internes et le rôle du consultant

     

     

    C’est là que l’action d’un consultant prend toute son ampleur. Quel chemin prendre ? Quel est le moins cher ? Le plus rapide ? Quel est celui qui prendra le moins de gens en route ?

     

    Le « problème digital » peut-être résumé dans cette phrase : « à l’image des entreprises entre elles, tous les salariés ne sont pas au même niveau et ne portent pas les mêmes ambitions». Certains sont passionnés, d’autre intéressés mais trop peu formés, et d’autres encore profondément résistants à tout changement.

     

    L’absence d’homogénéité interne est une problématique qui nécessite une prise en considération globale.  Chaque consultant Althéa accompagne ses clients en adressant une vision macro (ex : stratégie sociale média RH à 3 ans) et/ou micro (ex : audit flash des pratiques collaboratives) de leurs transformations digitales. Il permet à ses clients d’accélérer sur ses ambitions, en s’appuyant les méthodologies Althéa et en insufflant une culture digitale dont les mots clés seront : transparence, agilité, vision entrepreneuriale,  simplicité, qualité,...

     

     

     

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