• La génération Z : Comment les Z’accueillir ? La génération Z : Comment les Z’accueillir ?
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    10/02/2016
    HMAR

    A-t-on oublié que nos baby-boomers qui ouvrent désormais le débat des problématiques de séniorité au travail ont aussi, en leur temps, posé aux entreprises des problèmes d’intégration d’une nouvelle génération dont les codes avaient changés ?

     

    A chaque génération l’histoire se répète-t-elle ? Selon la théorie cyclique de Strauss et Howe, le renouvellement des générations reproduit les mêmes schémas tous les 80 ans.

     

    Cette théorie ne semble pas avoir pris racine dans les entreprises qui peinent à décoder les attentes de chaque nouvelle génération débarquant sur le marché du travail avec ses nouvelles valeurs, ses nouvelles attentes et ses nouveaux repères. Nées entre 1978 et 1994, les représentants de la génération Y représentent 20 % de la population française et 26 % aux US (elle est 3 fois plus nombreuse que la génération précédente, la « génération X »). Désormais c’est la génération Z qui s’apprête à submerger le monde du travail. Ils représentent à eux seuls aux Etats-Unis plus d’1 quart de la population total.

     

    Alors pour anticiper au mieux cette nouvelle vague, voici une tentative de décryptage de ces « artistes » de la nouvelle heure et quelques pistes de réflexion pour les accueillir.

     

    Selon l’article « le cycle des générations » de Benjamin Chaminade (du 14 décembre 2009) :

     

     

    « Ils ont identifiés quatre cycles se succèdant dans une rotation de quatre fois vingt ans, tout comme les quatre saisons. Pour eux, le monde passe par des cycles d’éveil spirituels et de crises séculaires :

     

     

    • Les artistes (pour notre cycle, les vétérans ou traditionalistes nés avant-guerre et très prochainement les « Z » appelés aussi « Emos » ou « Echo-boomers ») : Décris comme indécis et émotionnels, ils ont grandis en période de crise et ont été surprotégés par leurs parents.

     

    • Les prophètes (les baby-boomers) : Ils vivent par leurs valeurs, moralistes et prêts à se battre pour leurs idées.

     

    • Les nomades (les X) : Aventureux, pragmatiques et cyniques, ils n’ont pas été aussi protégés que leur aînés.

     

    • Les héros (Les Y) : Plutôt énergiques et curieux, ils ont été élevés dans des familles les mettant au centre de leurs préoccupations. Cette description fonctionnerait aussi avec la génération silencieuse de nos grands-parents. »

     

     

    Qui sont-ils ?

     

     

    Alors que la génération Y était qualifiée de génération « Pourquoi », la génération Z se reconnait plutôt dans le « Pourquoi pas ».

     

    Mondialisés, 68% des jeunes se projettent dans un emploi à l’étranger.

     

    Parce qu’ils ont besoin d’aller vite/de changement permanent, cette génération de zappeurs s’ennuie encore plus vite que ses ainés.

     

    Geeks dans l’âme, ils sont multi tâches, à l’image des 5 écrans qu’ils sont capables de manipuler de façon coordonnée.

     

    Il s’agit d’une génération de réseau. Ils sont 40% à penser que le réseau est leur premier facteur de réussite.

     

    Ils n’ont plus de croyance dans le système éducatif classique, inscris dans une logique d’auto-apprentissage, ils n’apprennent plus un métier pour la vie mais pour ce qui leur est utile maintenant.

     

    Entrepreneur dans leur vie, ils pourront changer de métier, par passion, une dizaine de fois au cours de leur vie professionnelle.

     

    Attachés à la réussite personnelle et au réalisme, ils recherchent avant tout à s’affirmer mais jamais au détriment des efforts collectifs.

     

     

     

     

    Que souhaitent-ils ?

     

     

    Les Z attendent des managers fiables, qui les forment et qui les informent. Ils souhaitent évoluer dans une entreprise ayant de vraies valeurs où les décisions se prennent en dehors de réunions jugées inutiles. Le droit à l’erreur revêt autant d’importance que  l’exemplarité de leur management. S’inscrire dans des démarches coopératives (par comparaison avec la collaboration plus hiérarchisée dans son esprit) et entrepreneuriale est fondamental.

     

     

    L’engagement pour une cause est éthiquement nécessaire même si elle peut être de courte durée. Ils doivent évoluer dans un environnement digital et nomade sans lequel ils perdraient leurs repères. 

     

     

    De leur croyance au réseau, ils privilégient les liens entre les individus plutôt que l’attachement à l’entreprise, le parrainage et le mentoring plutôt que le coaching, l’accès direct au top management plutôt qu’une structure hiérarchisée. Autant d’exigences de rapidité et de prise de risque que la génération Z imposera au cadre professionnel.

     

     

    Cette génération attachée à la variabilité et l’aspect ludique de toute activité, a néanmoins besoin d’un cadre rassurant pour évoluer dans le monde hyper connecté qu’est le leur.

     

     

     

     

    Que faut-il leur proposer…

     

     

    … pour les attirer ?

     

     

    • Intensifier le recours aux réseaux sociaux.

     

    • Afficher une image digitale de l’entreprise.

     

     

     

    … pour les faire rester ?

     

     

    • Penser collectif : la coopération plutôt que la collaboration.

     

    • Investir dans le renouvellement des modes de management.

     

    • Favoriser la créativité de l’intergénérationnel.

     

    • Développer les liaisons entre outils numériques et travail.

     

    • Poser un cadre sécurisant, expliquer les règles et les faire respecter par tous sans autorité mais avec fermeté.

     

     

     

     

    … pour mettre à profit leur performance ?

     

     

    • Accepter la dispersion qui va parfois de pair avec l’immédiateté hyper-réactive du réseau.

     

    • Encadrer les activités de longue haleine d’un découpage en micro-tâches et en objectifs à court terme pour éviter l’ennui et favoriser le développement.

     

    • Laisser le droit à l’erreur pour favoriser la prise de risque faisant parti de la nature et du mode de vie des « Gen’z ».

     

    • Tirer avantage du renouveau de leur jeunesse pour inventer de nouvelles méthodes de travail et de management.

     

    • Les associer énergiquement dans l’adaptation de l’entreprise à la révolution numérique.

     

     

     

    Alors après la génération Z, inventera-t-on un nouvelle alphabet, utiliserons nous les lettres grecs ou les caractères spéciaux ? D’ailleurs, n’entendons-nous pas parler de la génération Alpha ? L’entreprise saura-t-elle  s’adapter à ces nouvelles forces créatrices ? Comment chaque génération participera-t-elle à la création de ce nouveau modèle plus que jamais collaboratif, ouvert et digitalisé ? La suite dans quelques années, qui arriveront comme souvent beaucoup plus vite que nous ne le pensons….

     

     

     

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