• Digital Natives : existent-ils vraiment ? 1/2 Digital Natives : existent-ils vraiment ? 1/2
    Digital RH
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    01/03/2017
    EVRI

    Alors que poussent les entreprises de conseil en management, en marketing ou dans d’autres domaines de l’entreprise interagissant de près ou de loin avec la génération des Digital Natives, alors que les définitions et les articles parlant de cette nouvelle génération se multiplient sur la toile ses derniers temps malgré le fait que le terme existe depuis maintenant 15 ans. Tout cela ressemble à un véritable effet de mode et il semble bon de démarquer le vrai du faux.

     

     

    Cet article n’a pas vocation à faire une énième définition du terme même s’il conviendra de faire un rappel, et ne veut pas non plus tomber dans les clichés générationnels, les Digital Natives étant souvent à tort confondu avec les membres des générations Y et on considère généralement que tout natif numérique n’a qu’un seul comportement stéréotypé. On peut s’estimer soit même comme un digital native (ou du moins en partie), et se retrouver, comme nombre de personne dont la vie est fortement impactée par toutes ces technologies, en décalage avec certaines idées reçues.

     

     

     

    C’est quoi un digital native

     

     

     

    On appelle communément Digital Native toute personne ayant grandi dans un environnement numérique (informatique, internet, smartphones, streaming, …). Ces personnes sont considérées comme des autochtones du numérique qui façonne leur rapport à la société en général : le matériel lié étant généralement utilisé de manière intuitive et les règles et usages en vigueur sont devenues parties intégrantes de leurs modes de pensée. Les Digital Natives sont nés entre 1985 et 1995. Ils sont en opposition avec les Digital Migrants leurs prédécesseurs qui ont dû s’adapter à ces différentes innovations et conservent des attitudes purement “Migrant“ comme l’impression des e-mails ou l’appel téléphonique pour s’assurer que l’interlocuteur a bien reçu son e-mail.

     

    Ci-dessus, c’est la définition générale des Digital Natives que l’on peut récupérer un peu partout sur la toile que ce soit Wikipédia ou sur les différents blogs plus ou moins professionnels de spécialistes reconnus ou auto proclamés. Elle prend pour base l’essai de Marc PRENSKY, maitre de conférences américain, qui en 2001 évoque les différences entre les étudiants de l’époque et leurs prédécesseurs et les difficultés à gérer les premiers. Selon Prensky, les étudiants du début des années 2000 ayant grandi avec les dernières innovations technologiques sont moins attentifs en cours, leur concentration s’affaiblissant et étant plus sensibles à l’ennui principalement quand les tâches à réaliser et les techniques utilisées semblent obsolètes (écritures, calcul mental, création de tableaux statistiques par exemple) ou plus simplement lorsqu’ils ne sont pas connectés (pas d’accès internet, portables hors de porté, …).

     

     

     

    Les mutants, c’est pas que dans les X-men

     

     

     

    Marc PRENSKY affirme également dans son essai que les Digital Natives sont une sorte de mutants (ou d’êtres évolués, tout dépend de l’interprétation de chacun) avec un cerveau différents de ceux de leurs prédécesseurs les rendant plus enclins à réaliser des tâches multiples de manières simultanées, phénomène doublé par leur tendance à être victime de l’ennui. Du fait de leur accès à l’information, ils sont soumis à un phénomène d’immédiateté les rendant hyperactifs, à la recherche d’éléments pouvant les intéresser et les maintenir dans une certaine activité cérébrale. L’esprit multitâche est en quelque sorte le summum de cette hyperactivité car en multipliant les tâches réalisées en simultanées, le Digital Native aura toujours l’esprit occupé.

     

    Il est en outre impacté par une certaine culture de l’accessibilité en devenant un hyper-communicant. Il reste en effet toujours en contact quasi instantané avec ses proches, ses amis, son et ses collègues/son école et ses camarades de classe (car oui, parmi les étudiants cités par Prensky dans son essai, certains ont dû intégrer le monde du travail aujourd’hui) et de manière plus générale avec le monde entier. L’apprentissage des NTIC se fait en effet désormais de plus en plus tôt et parfois les jeunes n’ont pas encore intégré le collège. Il n’est pas rare de voir des enfants d’à peine dix ans disposer de leur propre smartphone ou chatter via Snapchat (outil probablement déjà en cours de remplacement), voire même de gérer leurs murs Facebook ou alimenter leurs blogs (vous vous rappelez peut-être il y a 10 à 15 ans lorsque les skyblogs envahissaient le Web, il semblerait que ça existe toujours) ou leurs chaines Youtube. Les dernières études statistiques elles-mêmes le prouvent, généralement au moment de l’entrée au collège (soit vers 11-12 ans), la télé est délaissée par nos chères petites têtes blondes au profit pas forcément des jeux vidéos ou des sorties entre amis (11-12 ans pour) mais vers l’utilisation du web et des diverses technologies permettant d’être connecté à ses amis de l’école. Et le ratio Web/TV augmente au fur et à mesure de l’avancée dans l’adolescence.

     

     

     

    Super-consommateur

     

     

     

    Autre caractéristique distinctive du Digital Native, toujours liée à son utilisation des différentes innovations technologiques : c’est un hyper consommateur. Chaque année les chiffres liés à la publicité sur internet explosent, les médias s’affolent à chaque Noël des montants dépensés via l’eCommerce pour l’achat des cadeaux de fin d’années. Mais surtout, les Digital Natives, via les sites de Peer To Peer (P2P via Torrents généralement) ou plus récemment de streaming (YouTube, Dailymotion pour les plus généralistes, Deezer, Spotify pour la musique ou Fullmoviz et Papystreaming pour ce qui concerne le cinéma, les séries, …) ou du Direct Download (eMule-Island, Zone-téléchargement et consorts) sont devenus de vrais adeptes du gratuit. Attitude inconcevable selon les autorités et surtout les lobbies des secteurs du divertissement qu’il s’agisse de l’industrie de la musique ou du cinéma.

     

     

     

     

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