Comment pérenniser ses relations fournisseurs grâce aux financements innovants ?

  • Actualité
    30/05/2016

    Avec la loi LME, le retard de paiement des fournisseurs n’est plus concevable même s’il reste d’actualité : 92% des grandes entreprises et des ETI paient leurs fournisseurs en retard. 25% des défaillances sont liées à des retards de paiement.

     

     

     

    La trésorerie reste un élément déterminant de la bonne santé des entreprises et de la sécurisation de vos fournisseurs stratégiques (et des autres). Faire profiter aux fournisseurs de conditions de financement améliorées via des financements innovants, c’est faire des conditions de paiement un non sujet pour les Directions des Achats et les Directions comptables en faveur d’éléments essentiels à une bonne relation fournisseurs. Les bénéfices d’un tel projet sont nombreux, des prérequis d’excellence du process amont (« le PtoP ») sont à prendre en compte.

     

     

    Dans ce contexte, « Comment profiter des nouvelles opportunités de mise en place de Financement Innovant ? » est la question à laquelle Althéa & Perfect Commerce ont tenté de répondre le 7 avril lors de la Table Ronde « Pérennisez vos relations fournisseurs grâce aux financements innovants ! ».

     

     

     

     

     

     

    Cet événement  a recueilli les témoignages exceptionnels de Françoise Odolant, Responsable du pôle Acheteurs, Chartes et Label au sein de la Médiation Nationale des relations inter-entreprises, et de Christophe Lecomte, Directeur adjoint de la Trésorerie d’EDF.

     

     

     

    A travers cet article, nous vous proposons de faire le point sur les opportunités offertes par le P to P via la Supply Chain Financing. 

     

     

     

     

    P to P et Supply Chain Financing : de Nouvelles Opportunités

     

     

    Depuis 20 ans, des grandes entreprises internationales on fait des efforts considérables afin d’améliorer leur efficacité opérationnelle dans le domaine des Achats et de leur contrepartie à la direction financière, la comptabilité fournisseurs. Beaucoup d’initiatives ont été prises dans ce domaine et peu de projets ont délivré tous les bénéfices espérés.

     

     

    Mais la plupart des entreprises décident de persévérer et viennent à la même conclusion : le concept est bon (« c’est bien ce qu’il faut faire ») mais l’exécution du processus d’amélioration continu et d’alignement de tous les acteurs concernés rend les bénéfices longs à venir…

     

     

    Cette tendance se renforce au fur et à mesure qu’évolue l’environnement du marché, de la réglementation et des technologies : le P to P est donc un sujet qui mérite l’attention, et qui peut délivrer une amélioration spectaculaire de la performance opérationnelle.

     

     

     

     

     

    Les Achats Stratégiques : l’optimisation de la Supply Chain commencée il y a 50 ans

     

     

     

    Dans certains secteurs d’activité tel que l’industrie automobile ou la grande distribution, la mise en place d’organisation Achats puissante, ainsi que l’automatisation grâce à la mise en place d’ERP et d’échange EDI, a commencé dès les années 70-80. Dans cette période, les bénéfices obtenus grâce à ces changements ont été nombreux et avérés :

     

     

    • Standardisation et massification des Achats.

     

    • Echanges électroniques EDI devenus systématiques avec un nombre limité de fournisseurs stratégiques (quelques centaines) au sein de communautés verticales.

     

    • Automatisation poussée de tout le process supply chain.

     

     

     

     

     

    Les Achats non stratégiques : un modèle à suivre mais beaucoup d’obstacles

     

     

     

    Les Achats non stratégiques concernent souvent un volume de commandes et de factures largement plus élevé que pour les achats stratégiques, mais avec une valeur moyenne beaucoup plus faible. On se plairait donc spontanément à imaginer la possibilité d’appliquer les mêmes recettes en vue d’obtenir des bénéfices similaires, plus importants même, puisque le coût de process est très élevé au regard de la valeur. Mais Il y a loin de la coupe aux lèvres.

     

     

    A partir d’un concept apparemment simple, de nombreux obstacles, empêchent la mise en place d’un process PtoP de bout en bout, normalisé, automatisé, efficace comme c’est fait dans les ERP pour les Achats stratégiques.

     

     

     

     

    L’Internet et la Globalisation : stimulus pour de nouvelles initiatives

     

     

     

    Au début des années 2000, l’arrivée massive de l’Internet et plus généralement des moyens de communication, toujours plus de globalisation et enfin l’apparition de nouvelles offres de technologie et de service ont permis de stimuler de nouvelles initiatives, en levant des barrières :

     

     

    • Création de centre de services partagés pour les comptabilités fournisseurs qui permettent des gains d’efficacité et de couts.

     

    • Adoption de nouvelles technologies inspirées du e-commerce BtoC (l’e-procurement).

     

     

    Ces nouveautés ont délivré des résultats encourageants. Dans bien des cas, au bout de deux ou trois ans d’utilisation, les Retours sur investissement des projets ont été atteints parfois largement dépassés. Mais toutes ces initiatives, au succès - dans certains cas partiel, dans d’autre plus remarquable - ont également fait apparaitre de nouvelles opportunités.

     

     

    Même si certains succès ont été obtenus, on est encore très loin du P to P idéal, tel qu’on le voit dans les achats stratégiques, avec un processus potentiellement automatisé de bout en bout à 90/95%...

     

     

     

     

    Comment accéder à de nouveaux Eldorados ?

     

     

     

    Imaginer que la totalité des achats non stratégiques fait l’objet d’un bon de commande (« no PO no Pay policy ») et que la facture correspondante soit reçue de manière électronique, de telle manière que 90%, voire 95% ou plus des factures fournisseurs peuvent être comptabilisées, vérifiées, approuvées de manière automatisées, laisse entrevoir la dimension des gains potentiels et ouvre ainsi de nouvelles perspectives.

     

     

    Si une facture fournisseur est traitée en 24 ou 48 heures, les 43 jours qui restent (jusqu’à l’échéance du règlement contractuel) valent de l’or :

     

     

    • Un financement peut être proposé au fournisseur pour les 43 jours restant.

     

    • Il s’agit d’une créance quasi-certaine, ou avec un niveau de risque très faible.

     

    • Enfin, il y a des opportunités d’automatisation poussée du process de financement.

     

     

    On parle ici d’une nouvelle révolution : non plus des gains d’efficacité interne, mais l’opportunité d’une nouvelle source de financement pour les fournisseurs, et de produits financiers pour le client.  

     

     

    Un faisceau convergent d’évolutions récentes tend à mettre ce nouveau monde à notre portée ! 

     

     

    C’est en cela que la mise en place d’un P to P de bout, homogène et cohérent au sein de toute l’entreprise semble accessible et devenir un best practice très naturel. Ainsi le «next step» de l’efficacité opérationnelle devient accessible, mais aussi les nouvelles sources de financement pour les fournisseurs (le « Supply Chain Financing ») sont désormais la prochaine pratique que l’on verra certainement se généraliser dans les organisations Performantes :

     

     

     

    Let’s Do It !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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